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« Conan le Cimmérien – Le Colosse noir »

« Conan le Cimmérien – Le Colosse noir »

Chronique « CONAN LE CIMMÉRIEN – Le Colosse noir »

Scénario de VINCENT BRUGEAS
Dessin de RONAN TOULHOAT

Genre : Aventure

Public : Grands Adolescents / Adultes
Paru le 2 mai 2018 aux éditions Glénat, collection GRAPHICA
72 pages couleurs, 14,95 euros

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Ça commence comme ça…

Shevatas, roi des voleurs, s’introduit dans l’antique citée abandonnée de Kuthchejmes. Cette civilisation ancienne et prodigue était l’oeuvre de rois sorciers qui ont laissé des richesses dans leurs murs. Il pénètre dans le plus invulnérable des tombeaux et ouvre la porte… Soudain, un serpent immense se dresse devant lui. Shivatas dégaine et enfonce son épée dans la tête du monstre… qui s’écroule.
Enfin, il accède à un immense trésor… et ce faisant, réveille ses possesseurs…

Loin de là, dans la cité de Kkoratdja, Conan et ses amis, tous mercenaires du seigneur Amalric, passent le temps dans une taverne en buvant et en baisant. Cela fait six lunes qu’ils attendent un ordre de se battre.
Pour se dégourdir les jambes, Conan sort prendre l’air. Une femme inconnue et voilée l’interpelle et lui demande de la suivre…

Ce que j’en pense

Les éditions Glénat publient une collection consacrée à l’oeuvre de Robert E. Howard, l’auteur de la série Conan. Pour commencer, nous avons droit aux adaptations de “La reine de la côte noire” (scénario de Morvan, dessin de Alary) et du “Colosse noir” confiée à Ronan Toulhoat (dessin) et Vincent Brugeas (scénario). Ces deux-là forment un vrai duo d’auteurs qui a fait ses premières armes avec les éditions Akileos (“Block 113”), puis nous ont embarqué dans un univers moyenâgeux guerrier et viril, où coups de force et politique se mélangent (“Le Roy des Ribauds” chez Akileos et “Ira Dei” chez Dargaud). C’est dire si une adaptation de “Conan” leur va comme un gant.

Avec ce nouveau one-shot, Vincent et Ronan s’attaquent à un récit assez inhabituel. Dans “Le colosse noir”, le guerrier ultime ne se retrouve pas seul, mais s’improvise général d’une armée. Recruté par hasard par Yasmela, la belle princesse du royaume de Khoraja, il doit mener son armée vers une victoire décisive contre le royaume de Koth, son terrible voisin qui lorgne sur ses terres..
Mais sa tâche ne sera pas aisée. Certains nobles refusent d’être guidé par un simple mercenaire. De plus, Yasmela semble être sous la malédiction d’un mage noir qui lui rend visite la nuit… S’engagent alors le grand combat héroïque de deux grandes armées, et celui plus larvé d’un sombre magicien… Pour un “Conan”, on est décidément très loin du “guerrier solitaire”.
Dans ce récit politique et guerrier, Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas sont comme des poissons dans l’eau. Il faut dire que j’ai retrouvé les mêmes ingrédients qui leur réussissait dans “Ira Dei”, Guerriers en marche, chocs des armées, sueurs, sangs et eau, ils ne font pas dans la dentelle et nous livrent une tranche d’aventure guerrière et hyper-testostéronée de premier ordre ! La magie est traitée à part. Noire, sombre, glauque et tortueuse, elle s’insinue dans les rêves et les apparences…

Le dessin de Ronan est à la mesure de l’oeuvre de Robert E. Howard. Démesuré, énergique, épique, le trait puissant est soutenu par un encrage fort et un sens du cadrage très cinématographique. Pour le “Design Caracter”, je suis un peu plus mitigé. J’ai une impression de déjà-vu avec un mélange d’armées du moyen-âge européennes et perses. C’est agréable à l’oeil, mais éloigné de l’époque dans laquelle j’imaginais Conan (l’âge de bronze…). Enfin, une particularité de ce récit est la nudité et la sexualité que s’est permis Robert E. Howard dans son récit. Vincent et Ronan ne l’oublient pas et ponctuent ce récit guerrier de scènes sensuelles et lascives.

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