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Mattéo – Quatrième époque (août-septembre 1936)

Mattéo – Quatrième époque (août-septembre 1936)

Chronique « Mattéo – Quatrième époque (Août-Septembre 1936) »

Scénario et dessin de Jean-Piere Gibrat,

Public conseillé : Adultes / adolescents,

Style : Chronique sociale, historique,
Paru aux éditions « Futuropolis », le 12 octobre, 17 euros,
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L’Histoire

Août 1936. Mattéo, Mélanie et Robert viennent de livrer de vieilles pétoires italiennes aux républicains espagnols pour soutenir leur lutte. Mais plus que tout, ils rêvent de se battre , eux aussi. Après une rapide “explication” sur la provenance des armes, les voici libres dans une Barcelone cosmopolite. Mais avec qui se battre ? Anarchistes, socialistes, communistes ? Le beau Mattéo élimine d’office les communistes, rapport à son expérience de 1917…
Tandis que les deux hommes noient leur différend, dans le blanc, Amélie enquête… auprès d’un bel officier de l’air.
Enfin, les voici sur la route. Le trio à rejoint à une bande de compagneros décidés à en découdre. Leur but ? Un petit village qu’il faut prendre par les armes…

Ce que j’en pense

Jean-Pierre Gibrat revient avec sa saga familiale et espagnole. Dans ce nouveau tome (août-septembre 1936), oubliés le plaisir et l’inconscience des premiers congés payés. Le trio (Mélanie, Robert et Mattéo) est passé en Espagne pour se battre !
Après un petit flottement, les voici dans la réalité crue de la guerre civile. Manque de moyens et d’entraînement, mais surtout la peur de mourir, l’affrontement entre les beaux idéaux et le terrain est énorme et bien déstabilisant pour ce trio gorgé d’enthousiasme rutilant…
Il faut dire que le petit village se défend bien et semble même imprenable. Pire, un sniper abat tranquillement, quelques hommes…
Malgré la peur aux ventre et l’ignorance de la guerre, ils vont devoir trouver en eux les ressources nécessaires…

Une fois de plus, Jean-Pierre Gibrat nous offre une partition graphique hyper documentée et abordable en même temps. Avec beaucoup de simplicité, il bouscule ses héros de papier dans leurs certitudes… La guerre, sale, n’est ni tendre, ni idéale. Frontalement, Gibrat place ses personnages en face de leurs limites et leurs doutes, presque comme des “innocents”… Pourquoi tuer et comment ? On a l’impression d’assister à un jeu d’enfants ou les règles improvisées et floues interrogent les joueurs…

Pour soutenir cette histoire d’hommes et d’engagement politique, le dessin de Jean-Pierre Gibrat est toujours aussi spectaculaire. Réaliste, solaire et sensuel, il nous immerge dans cette Espagne en guerre, tantôt bombardée de Soleil, tantôt endormie dans une nuit bleutée…
Les magnifiques couleurs solaires aquarellées et un léger sens de la caricature font mouche. J’ai été happé par cette tranche de vie (et de mort) d’hommes et de femmes du quotidien.
La mise en scène sobre et classique, qui ouvre sur de grandes cases, laisse la place au moments intimes, autant qu’aux moments d’actions.
Vite, la suite, Monsieur Gibrat !

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One Comment

  1. Je suis une grande fan de cette série que je trouve graphiquement impeccable.

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