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Le Blog Critique des plus Belles BD

Châteaux Bordeaux (T8) – Le négociant

Châteaux Bordeaux (T8) – Le négociant

Chronique « Châteaux Bordeaux (Tome 8) – Le négociant »

Scénario de Eric Corbeyran, Dessin de Espé, couleur de Dimitri Fogolin,

Public conseillé : Adulte / adolescent,

Style : Chronique familiale,
Paru aux éditions Glénat, le 6 septembre, 13.90 euros,
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L’Histoire

Après son agression maquillée en accident de voiture, la gouvernante du domaine Jeanne a malheureusement gardé de graves séquelles. Elle est en chaise roulante et sa mémoire lui joue des tours. Alexandra qui lui rend visite régulièrement est très affectée par cette situation. Elle souhaite que la culpabilité de son ancien employé Vincent Bourdeau soit établie afin que justice soit faite. Elle a besoin de Laetitia pour recueillir des témoignages parmi ses employés. Ce n’est pas gagné !
Au-delà de cette nouvelle épreuve, Alexandra poursuit sa quête pour réhabiliter le domaine familial. Il va falloir convaincre la place de Bordeaux que le chêne courbe est à nouveau au niveau d’un 5ème grand cru classé. D’où une rencontre avec un négociant plutôt sceptique mais qui lui laisse une chance grâce à ses bonnes relations avec le jeune courtier Nicolas Noiret.

Ce que j’en pense

Encore une fois, la couverture est de toute beauté comme pour les précédents tomes. Elle invite véritablement à découvrir cette bd, tel un bon vin que l’on déguste paisiblement au milieu d’une cave d’un vignoble bordelais. Alexandra, une belle jeune femme encore inexpérimentée dans le métier de vigneron, va reprendre l’exploitation d’un domaine, nommé « Le Chêne courbe » dans la région de Bordeaux, suite au décès d’un père distant. Elle va être confrontée à de nombreuses épreuves, ainsi qu’à une multitude d’ennemis cachés qui ont des visées sur les terres de son enfance. Il lui faudra de l’humilité et du courage pour relever le défi et sauver l’entreprise familiale d’une faillite annoncée.

C’est vrai que la trame de cette saga au cœur du Médoc est plutôt classique. Cependant, j’ai apprécié sa redoutable efficacité avec une parfaite maîtrise du scénario de Corbeyran avec ses retournements de situation. Le récit va prendre une dimension plus mélodramatique et dans un registre plus familial avec une perfide belle-sœur ayant des visées financières sur le domaine. On se situe un peu dans l’ambiance d’un « Dallas » du vignoble à la manière des « Maîtres de l’Orge » pour ne citer qu’un exemple.

J’ai aimé ce côté un peu terroir, dans la description des métiers du vin. C’est introduit tout en finesse. On arrive à sonder les profondeurs de la terre et des racines de ce domaine tant convoité. Par ailleurs, le dessin est tout à fait sublime par cet aspect réaliste qui fourmille de détails. C’est certainement ce qui fait la réussite de cette saga qui est riche de précision. On y a vu d’ailleurs l’apparition du célèbre Michel Rolland jouant son propre rôle. Cela donne de la crédibilité à l’ensemble.

A travers chaque tome, on découvre un aspect et une facette du vin. Que cela soient les différents millésimes ou les classements, pour ne citer qu’un exemple. On se rend compte qu’il y a beaucoup de métier autour du vin avec ses différentes spécialités pour passer de la récolte du raisin à la table : l’œnologue, le vendangeur, le courtier ou encore le négociant, qui fait d’ailleurs l’objet et le titre de cet avant-dernier tome.

Ainsi dans ce nouvel épisode, on part à la découverte du négociant, qui sert d’intermédiaire entre le producteur de vin et les acheteurs. Le métier a beaucoup évolué puisque autrefois les négociants possédaient leur propre unité de production qu’ils ont dû abandonner au début des années 90. En effet, il y a eu beaucoup d’évolution technologique qui nécessitait des investissements de plus en plus coûteux. Le négociant s’est ainsi peu à peu repositionné sur le cœur de son métier, à savoir le commerce.

On en apprend toujours davantage sur les secrets de cette famille de vigneron. Alexandra semble relever la tête pour poursuivre son combat et produire une cuvée digne de ce nom. Il y aura encore de belles séquences qui nous font découvrir le monde du vin.
Bref, une fresque familiale à réserver aussi bien aux amateurs de grands crus qu’aux néophytes comme moi. La saga au cœur du Médoc se poursuit avec ses drames et ses complots familiaux. Le vin est véritablement au cœur de cette intrigue pour notre plus grand plaisir de dégustation.

On a envie de se plonger dans ce « Châteaux Bordeaux ». Cela promet d’être un grand cru de bd ! Cependant, inutile d’attendre des années que cela mûrisse ! Vous pouvez y goûter sans modération ! C’est encore un épisode plein de saveur.

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