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L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu (T4) – La loi du plus fort

L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu (T4) – La loi du plus fort

Chronique « L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu – tome 4/4 – La loi du plus fort »

Scénario de Wilfried Lupano, dessin de Paul Salomone,

Public conseillé : Adultes, adolescents (à partir de 14 ans),

Style : Aventure, western, social,
Paru aux éditions Delcourt, le 23 juin 2017, 15.50 euros,
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L’Histoire

A force de “persuasions” musclées, l’ex amant danois Knut retrouve la trace de la perfide Margot. Elle se dirige vers Washington.
Byron, lui, sort tout juste de prison. Plus un sou en poche, complètement cassé et l’apparence d’un clochard, que peut il bien faire ? Seule bouée de sauvetage envisagée, retrouver Alexander, son vieil “ami” et partenaire, à Washington. Comme un tas de déshérités, il s’embarque dans des trains de marchandises vers un avenirs meilleur.
Sur place, Tim et Jack le vieil indien, logent chez le photographe Artemus Wittick. Ils ont les lettres tant convoitées et se demandent comment en faire profiter la nation indienne, dont le sort bascule une nouvelle fois, avec les discussions sur la loi Dawes ?

Ce que j’en pense

Wilfrid Lupano et Paul Salomone nous livrent le dernier tome (du premier cycle ?) de leur série “Social Western”. Pour cet ultime épisode, changement de décors ! Lupano nous entraîne à l’est, direction Washington D.C. !
Dans la grande ville, où business et argent sont devenus les nouveaux dieux, tous les protagonistes (encore vivants) se retrouvent pour un dernier round, ne pensant qu’à une chose : mettre la main sur les fameuses lettres de James Madison !
Pourtant, les motivations sont multiples. Byron veut faire tomber l’industrie des armes à feu. Margot n’y voit qu’une source d’enrichissement personnel. Tim et Jack espèrent négocier avec l’administration, qui spolie la nation indienne avec la loi Dawes… Commence alors un jeu de cache-cache pour mettre la main sur le trésor !!!!
Wilfrid construit un récit choral savant et subtil. Chaque histoire avance en parallèle, sans gêner les autres… vers un but commun…

Mais c’est surtout avec le contexte historique (choisi avec soin), qu’on reconnait la signature Lupano. Sir Wilfrid place son histoire au moment décisif de la loi Dawes. Une loi inique, qui, par un tour de passe-passe dérobe aux indiens 50% leurs terres… Dans ce contexte particulier, les lettres de Madison prennent une saveur particulière…

Dans le bordel ambiant, Wilfrid met en scène les « Nativistes », un groupe qui en a marre de “tous ces étrangers d’origines diverses”, qui viennent s’installer dans “leur pays”…. Toute ressemblance avec des mouvements actuels… n’est certainement pas pure coïncidence…
Tout ceci pour dire que Wilfrid nous a concocté un final à fond la caisse, qui joue autant sur de multiples aventures que sur une réalité historique, qui trouve un échos très contemporain…

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Au dessin, Paul Salomone s’adapte avec efficacité au récit. Il troque les paysages western pour des planches de la ville dense et “moderne” de Washington. Scènes de rues et scènes plus intimistes d’intérieurs, le dessin semble plus chargé, même s’il n’est que plus détaillé.
L’encrage de Paul permet d’ailleurs de garder une certaine légèreté et lui donne l’occasion de travailler toujours plus l’expression des personnages.
La couleur numérique, parfaitement maîtrisée, de Simon Champelovier, participe elle aussi à l’ambiance “Western urbain, sale et hivernal”.

Pour résumer, c’est un sans-faute détonnant, et mené au pas de charge, que les deux compères nous offrent pour l’été. Alors, pourquoi bouder votre plaisir ?

L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu T4: La Loi du plus fort

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One Comment

  1. Ola! Comment ai je fait pour passer à côté de cette BD?! Et le pompon, c’est Lupano le chef d’orchestre!

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