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Le Blog Critique des plus Belles BD

Le Rédempteur (T1) L’homme qui entendait les prières des enfants morts

Le Rédempteur (T1) L’homme qui entendait les prières des enfants morts

Chronique : « Le Rédempteur (T1) »

Scénario de Stephen Desberg, dessin de Miguel,

Public conseillé : Adultes/adolescents

Style : Polar
Paru aux éditions Dargaud, le 22 mai 2015, 48 pages, 13.99 euros
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L’Histoire

Dans les favélas de Rio, Jean Ravelle, le très riche président de la Ravel corporation, espionne un groupe de personnes douteuses. Devant de futurs clients, Luis Merelles Monteiro, un des plus gros narco-trafiquants du secteur fanfaronne…
Plus tard, dans la nuit, un canot pneumatique glisse silencieusement sur l’eau. Revelle, vêtu de noir, monte a bord du yacht du trafiquant et se débarrasse froidement des gardes.
Semant la panique, il oblige Monteiro à faire un choix. Soit il explose avec son bateau, soit il le suit sur une échelle de corde suspendue à un hélicoptère…
Menotté, Monteiro s’accroche à la corde et à la vie. Il est largué au milieu d’un quartier où sa drogue à fait de nombreuses victimes, abandonné à la vindicte populaire…

Ce que j’en pense

Stephen Desberg, scénariste de très grosses séries franco-belges ( “IR”, “Le Scorpion”…) s’associe à Miguel, le dessinateur de “Myrkos” et du “Dernier templier”, pour lancer une nouvelle série dans la pure tradition d’un Jean Van Hamme.
Son héros, Jean Ravelle, est un playboy millionnaire, qui part en guerre contre le crime impuni et les rapaces financiers. Ca ne vous rappelle personne ?
Bon, qu’importe la comparaison. Son justicier (un peu casqué mais pas trop) a un sacré potentiel. Très charismatique, il est entouré d’une galerie de portraits (ses amis comme ses ennemis) de haut vol. Evoluant dans un environnement luxueux, ou l’argent est le cadet des soucis, il remplit ses missions avec panache et cascades ad’hoc. Pour un peu, on le prendrait pour un ersatz de Bond.
Si vous acceptez le manque de réalisme de certaines situations, je parie que tout comme moi, vous aurez un grand plaisir à suivre les aventures rocambolesques et vengeresses de notre “Rédempteur” !

Privilégiant l’action aux longs monologues, Desberg n’oublie pas de travailler le contexte. Géopolitique et marché mondial de la drogue se mélangent facilement dans la haute finance… Même si le portrait est un peu caricatural (les grands patrons ne sont que des profiteurs vicelards et meurtriers ?), les éléments informatifs font passer la pilule. Après tout, on est pas là pour vérifier la crédibilité du “Rédempteur”.
Il faut dire que le gars connaît son travail. Rythme soutenu, mais pas trop, montée en tension, moment où tout est perdu, la narration est parfaitement huilée. De la première scène (une exposition tout en flingues et en explosion), jusqu’au cliffhanger de fin, je me suis fait balader.
Bon boulot, Mr Desberg ! S’il vous plait, gardez ce niveau la dans les épisodes suivants.

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Côté dessin, Miguel Lalor le joue « série financière franco-belge » à fond. D’ailleurs, là aussi, la comparaison avec un William Vance (XIII) ou d’un Philippe Francq (Largo Winch) peuvent facilement se tenter…
Son dessin classique, à l’encrage assez léger, est efficace. Sans en faire trop, il pose ses personnages dans des décors bien travaillés. Le scénario de Stephen Desberg emmène notre playboy de Rio jusqu’à l’opéra de Zurich, et Miguel s‘en sort avec les honneurs.

Son trait sobre, assez élégant, croque avec efficacité les traits des méchants. Han Qi, la femme de Revelle paraît aussi superbe que vénéneuse ; Ze Ho, le maître assassin à la solde de son beau-père, pourrait sortir d’un casting de James bond.

Surtout, Miguel reste très attentif à la lisibilité en toutes circonstances. Ajouter à cela un sens du découpage très cinématographique des scènes d actions (pas mal les poursuites en moto !), et vous obtiendrez un cocktail doux et fort à la fois.

Même si je ne tombe pas en pâmoison devant ses planches, je n’y vois aucun défaut particulier. Je ne peux qu’en apprécier la parfaite adéquation avec le récit.

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